Séminaire du Cercle Freudien
42ème Séminaire du Cercle Freudien
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2016-2017

 

 

 40ème Séminaire du Cercle Freudien
Dirigé par Mario Cifali

 

 

Inscrit au programme de
 
l’Institut des Hautes Etudes en Psychanalyse
www.ihep.fr

 

 

 Argument

 

 

Pourquoi aime-t-on la guerre ?

 

 



La Guerre et la paix est le titre du fameux ouvrage de Tolstoï qui dit que l’une ne va pas sans l’autre. La guerre est-elle plus attrayante que la paix, c’est la question qui nous ramène à la pulsion de mort.

Je pense aux combats armés et économiques ainsi qu’à leurs sordides calculs d’hier et d’aujourd’hui. Des uns et des autres on nourrit la presse et la palabre consensuelle, à se demander : pourquoi parle-t-on si peu de la paix ? Qu’y a­-t-il de si attrayant dans la guerre que la paix n’offre pas ? Serait-ce que les hommes aiment la mort administrée davantage que la vie ?        

Partisans de la guerre, les belliqueux et les politiques n’ont de leçons à ne donner à personne. Croire qu’ils détiennent la solution salvatrice, c’est l’erreur. Mieux : c’est la tromperie que les gens gobent, qu’il s’agisse des affaires de la Loi du plus fort ou de la Foi fanatique. La férocité coule dans les bas-fonds de maints hommes ainsi qu’en leur désir de vaincre les autres, argue Freud en invoquant la raison des sages comme seul remède.

La force des armes non moins que la froide raison conduit à des désastres du type de ceux qui ensanglantèrent l’Afghanistan et New-York le 11 septembre. Si nous ne voulons pas continuer ainsi, quelle est la voie à suivre ? Si le pouvoir des armes et de la raison échouent lamentablement, qu’est-ce qui peut nous aider ? Une chose est sûre, l’intelligence pernicieuse est la mauvaise voie.   

Nous nous prétendons civilisés. Encore devons-nous comprendre et admettre que la violence génère la violence, et que seule une force morale, non-violente disait Gandhi, peut à tout âge contrer la sauvagerie.

Aucune civilisation humaine ne peut se maintenir à coup de massacres. Aucune survivre par la terreur. Terrasser l’autre est la pire des solutions que rien ne justifie, si ce n’est la passion du meurtre. Reste à savoir de quoi est faite cette passion.

Freud pessimiste, non moins que Lévi-Strauss, pensait que notre espèce créera les conditions de son anéantissement. Juste au faux ? A chacun de répondre en son âme et conscience.

La fouille psychanalytique propose-t-elle une éthique du rapport à l’inconscient qui puisse être à même d’éclairer, si ce n’est subvertir la folie guerrière des hommes ? C’est la question de fond. Pour y répondre esquissons en préambule la pensée que nous développerons.

La violence et la guerre, faites d’exaltation délirante, n’ont jamais lieu en dehors du tragique qui tempête au sein de la lutte parricide : l’œdipienne, et conséquemment fratricide. Cette donne, l’expérience psychanalytique la vérifie. C’est le centre et le noyau que jamais Freud n’oublie et que nous développerons pas à pas. 

Historiquement, initialement, la guerre est le combat des mâles qui s’entretuent pour la possession des ressources terrestres et des femmes, et ce de différentes manières : c’est là, pourrais-je affirmer, la cupide et massacrante façon de vivre ensemble.

Toujours et encore les vieux patriarcaux ne se font pas faute d’envoyer les jeunes au casse-pipe pour satisfaire leur volonté de puissance, tout en leur faisant croire qu’ils combattent pour la bonne cause. En vérité, ces vieux, tôt devenus séniles, défendent leurs privilèges.

La guerre commence dans la psyché des hommes. La défense de la paix, son antidote, doit d’abord être instaurée dans notre esprit, si tant est que nous désirons nous libérer de la barbarie qui nous rabaisse depuis les temps de l’originelle malédiction : celle qui opposa cruellement Caen à Abel sous l’instigation du Souverain père – le despote, seigneur et maître des belligérances ; en d’autres termes le Surmoi, l’agent de la pure culture de la pulsion de mort.

Aucune guerre n’est juste. Une guerre sainte n’a rien de sain. Toute guerre est l’entreprise des abuseurs et des criminels. Pour les uns, les terroristes, dont on parle tant aujourd’hui, sont des assassins à assassiner, pour les autres des justiciers. Le crime, c’est toujours le crime de l’autre, l’ennemi, sans que l’on ne se demande à qui on a affaire, et ce en évitant d’interroger ses propres démons, qu’ils soient imaginaires ou réels.

« Une science sans conscience n’est que ruine de l’âme », affirmait très bien Rabelais. Nous avons développé la froide connaissance scientifique, mais si mal ou si peu la conscience de l’intime inconscient, dira le psychanalyste aguerri.

Voulons-nous rester des primitifs, adeptes de la Loi du carnage, ou devenir des hommes qui aspirent à du plus humain, à de la verticalité rédemptrice ?

 Telle est la question cruciale, plus spirituelle que matérielle, qui doit être posée à l’homo sapiens – averti que ce qui fut ne cesse de ressurgir en lui et qu’il lui faut, pour se délivrer du sacrifice réclamé par le Dieu obscur, trouver les moyens de sublimer les forces létales. A cette question, nous nous efforcerons de répondre en empruntant plus d’un chemin de sémination.

 

 

Le Séminaire aura lieu à 20 heures au 33 Peillonnex jusqu'au 22 mars,
puis au 40 rue de Genève.


 

 

1225 Chêne-Bourg/Genève

 

 Tél. 0041 22 349 19 66

mail : cifali@bluewin.ch

 

 Dates
2016

Le 9 novembre. Le 23 novembre.
Le 7 décembre

 2017

 Le 11 janvier. Le 25 janvier
Le 8 mars. Le 22 mars

Le 5 avril. Le 26 avril

 

 Le 10 mai : repas du séminaire.

 

 

 

 

 

 

 

 



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