Séminaire du Cercle Freudien
42ème Séminaire du Cercle Freudien
Notule biographique
Bibliographie de Mario Cifali
41ème Séminaire du Cercle Freudien
40ème Séminaire du Cercle Freudien
39ème Séminaire du Cercle Freudien
38ème Séminaire du Cercle Freudien
37ème Séminaire du Cercle Freudien
36ème Séminaire du Cercle Freudien
35ème Séminaire du Cercle Freudien
34ème Séminaire du Cercle Freudien
33ème Séminaire du Cercle Freudien
32ème Séminaire du Cercle Freudien
37ème Séminaire du Cercle Freudien

 

Argument

 

37ème Séminaire, 2013-2014, dirigé par Mario Ci fali

Inscrit au programme de l'Institut des Hautes Etudes en psychanalyse

 

Au péril de la cruauté

 

Quand la cruauté triomphe ou que les limites opposées à la violence sont dépassées, que reste-t-il à envisager se demande Nietzsche. Quand les dieux obscurs réclament le sacrifice, quel est le dernier recours ? Comment décliner le « Sauve qui peut, la vie » ? La réponse tient en un mot : il n’y a qu’une démarche émancipatrice, qu’une fouille de l’arrière-scène qui puisse délivrer les humains de leurs conflits et violences, voire de leur suicide.

Qu’on se le dise !

La psychanalyse cesse d’être psychanalyse si d’aventure – c’est arrivé en Europe et ailleurs –, elle défend les perversités politiques ou si, d’une autre manière, elle dérape dans la haine raciale, voire adopte un système semblable à celui des thuriféraires de l’idée totalitaire.

La cruauté fait mal et scandale. C’est l’obscure mémoire de notre espèce.

A chaque fois qu’il est question de terreurs sociétales, de paniques violentes, de guerres odieuses, les hommes sont mis au défi de découvrir leurs infamies. Qu’une majorité endoctrinée puisse désirer le pire, cela s’est déjà vu et peut réapparaître.

Lorsqu’elle devient fanatisme religieux, la juste liberté est en péril et la psychanalyse elle aussi. Lorsqu’elle dénie la mort de Dieu, – expression travestie, selon Freud, du meurtre du père, – elle dénie l’universalité vraie, l’antiraciste, l’antifasciste. Georges Bataille le relève très bien dans sa Somme Athéologique.

Non moins, lorsqu’une société performative, fût-elle dite « psychanalytique », évalue, juge, contrôle et accrédite, elle fait pareil sans savoir de quel bois elle se chauffe. Parler de l’inconscient comme abstraction n’est pas parler de son expérience intérieure. Encore moins se risquer dans la remise en question de soi. A ce plan se loge la difficulté majeure, en lui l’exigence souveraine de la démarche freudienne.

De quel lieu, si ce n’est celui de la découverte de l’insu, la psychanalyse peut-elle parler de la Société en société ; à partir duquel est-elle autorisée à interpréter, sinon depuis celui où tous les hommes sont potentiellement réunis en un seul. D’où peut-elle traiter de la psychopathologie sociale, de ses affolements, terreurs et atrocités, sinon en analysant conflits, drames, désirs et pulsions de la personne psychique, – et cela sans jamais satisfaire au politiquement correct : le grand hypocrite de l’Histoire.

 

A ces questions, Freud répond étude après étude. Le prouve, le vif de ses quatre ouvrages culturels, trop méconnus, qui déconstruisent le cauchemar en sa cruauté : Totem et Tabou, L’Avenir d’une illusion, Malaise dans la civilisation et Moïse et le Monothéisme.

Tel est l’apport culturel de Freud, telle est sa mise en perspective où le patient est le socius, où l’alphabétisation psychanalytique démasque les bas-fonds de la politique relationnelle entre humains.

Que ce soit en interrogeant le rapport sexuel, les manifestations sadiques ou les répétitions démoniaques ; que ce soit en approfondissant le narcissisme ou la psychologie des masses, Freud approfondit les liens entre névrose individuelle et névrose collective, – liens, où la folie, fût-elle celle de la normalité, n’est jamais absente, liens  hors desquels rien ne peut être saisi des conflits et impasses de notre civilisation.

La cruauté, qu’elle soit purement politique ou non, est à l’œuvre dans ces liens. Qui ne le sait ? On le sait sans le savoir. Lorsqu’elle déferle, elle manifeste la part enfouie de chacun et de quoi nous devenons soudain capables.

Sur cette problématique, nous allons nous pencher cette année. Nous le ferons en arpentant les œuvres de  Nietzsche, Freud, Bataille, Lacan, Derrida, Foucault, Artaud, Sade, et d'autres : chacun traitant à sa manière de la même chose.        

 

Le séminaire se tiendra au 33, rue Peillonnex, 1225 Chêne-Bourg/Genève à 20 h. aux dates suivantes :

 

Novembre : le 6 novembre, le 27 novembre

Décembre : le 11 décembre

Janvier : le 8 janvier, le 22 janvier

Mars : le 12 mars, le 26 mars

Avril : le 9 avril, le 30 avril

Mai : le 14 mai, repas du séminaire

 

Mail : cifali@bluewin.ch  / Tél. 022 348 05 40

 

 

 

 


 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 



42ème Séminaire du Cercle Freudien Notule biographiqueBibliographie de Mario Cifali41ème Séminaire du Cercle Freudien40ème Séminaire du Cercle Freudien39ème Séminaire du Cercle Freudien38ème Séminaire du Cercle Freudien37ème Séminaire du Cercle Freudien36ème Séminaire du Cercle Freudien35ème Séminaire du Cercle Freudien34ème Séminaire du Cercle Freudien33ème Séminaire du Cercle Freudien32ème Séminaire du Cercle Freudien